25.04.2012
Chabatterie
Oups, j'ai piqué ce titre à Chou. Tu m'en veux pas ?
Bon, vu mon nom, qui par une étrange coincidence est également celui d'un personnage de fiction créé par Chabat, et issu d'un film culte dont les répliques traverseront probablement les décennies (enfin tant que je vivrais, je pense que je dirai toujours : "je suis le pape et j'attends ma soeur", ou "barrez vous cons de mimes" ou "attention ça va couper" ou.. Bon j'arrête c'est chiant.
En même temps c'est vachement bizarre d'imaginer qu'à 72 ans je dirai à quelqu'un qui me demande si je suis Odile Deray que je suis le pape et que j'attends ma soeur? Ou alors demander si on va me coffrer pour mangeage de chouroute prohibé? Tout d'un coup je m'inquiete. Est ce qu'à 72 ans on a le droit de dire des conneries ou alors on est une grand mère respectable qui se plaint de son arthrite? Je ne connais pas de grand mères rigolotes. Faudra que je m'intéresse à ce problème un peu plus attentivement.
Bref.
J'ai vu le Marsupilami. Il était impensable que je ne voie pas le dernier bébé de Chabat, quand on sait comme j'ai aimé la cité de la peur et Astérix mission Cléopatre. (sauf les moments où on voit Bellucci. Car elle est tellement belle que ça m'énerve à un point ! Heureusement qu'il parait qu'elle est con, ça rassure).
Donc je l'ai vu avec mes fils. Comme pour Astérix c'est pour les grands et les petits. Pour les petits, parce que le Marsu est tout craquounet avec son poil soyeux et son regard doux. En plus il s'engueule avec la Marsupilamette, comme tous les couples. (ce n'est pas français : je sais. Tu vas encore chouiner. Mais c'est une figure de style que j'ai inventée. Ca s'appelle le sautage de phrase connective. Ou un truc comme ça). (oui j'aurais du dire : il s'engueule avec sa femme. Ils sont comme tous les couples.. Là, j'ai dit : il s'engueule avec elle, comme tous les couples; on dirait que c'est lui le couple. Mais ça aurait été drôlement fastidieux que je me lance dans des explications poussives.)
Je me demande pourquoi je finis toujours, quand j'écris, par partir sur tout autre chose? Je constate que mon cerveau prend systématiquement des directions différentes, et que je n'arrive pas super bien à le maitriser. Il part et je tire sur la laisse pour qu'il reste pas trop loin mais il ne m'obéit pas, ce qui est surprenant quand on sait comment j'arrive à me faire respecter par mes élèves ! Si tu les voyais trembler dans leurs chausses sitôt que j'élève la voix ! Baisser les yeux quand je les fais gros (les yeux), t'en reviendrais pas, Andréa. C'est juste dingue.
Re-bref.
Le scénario est un peu tiré par les tifs. Y a pas grand chose à creuser de ce coté la. Mais en fait, bon on s'en fout. Ce qui compte c'est les vannes, relativement nombreuses et d'assez bonne facture (appelez moi Maitre Capello, ce serait de bon aloi). (je me demande si on doit mettre le point avant la parenthèse? Ou bien?) (ça se confirme, cerveau en liberté totale).
Par exemple : "je me suis dit, Gilles, c'est un reportage que tu dois faire ! puis je me suis dit merde, je m'appelle pas Gilles, alors je me suis dit, Dan, etc...". Tu saisis l'esprit? Evidemment quand on le lit on s'étrangle pas de rire, mais quand il le dit.. Bon bref.
Un Lambert Wilson à pleurer de rire. Un Jamel qui est Jamel (exactement où on l'attend). Un Chabat qui chabatte à mort ("attention, il tire à carottes réelles"). Un animal qui marsupilame très bien. Un perroquet qui fait le mort à la perfection. Bref, des moments où j'ai littéralement pleuré de rire. Et mes gosses ont bien rigolé aussi. D'autant que je m'apercois que l'ainé commence à saisir les trucs qui ME font rire. Ca me rassure parce qu'il se cache pour écouter Sexion d'Assaut. Je pensais sérieusement à le déshériter mais il se rattrape par ailleurs.
Le film n'est pas aussi bon que la cité et Astérix. Rien qui restera dans les annales, comme le monologue d'Otis ou les gags de La Cité, mais un bon moment à passer quand il pleut, qu'il y a du vent, qu'il fait froid (comment ça, c'est le cas en France en ce moment? Ah?).
Moi je vous le conseille, sinon faisez tous comme moi : dansez la Carioca.
Et pour le plaisir :
16:53 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.11.2011
Intouchables
Salut les poux.
J'avais pas du tout envie d'aller le voir, d'autant que d'après ce que je voyais sur Facebook (le plus grand organisme d'espionnage du monde), les jeunes adhéraient en masse, je trouvais que c'était une raison suffisante pour me méfier.
Mais bon, comme des adultes normalement constitués m'en ont dit du bien, j'y suis allée.
Tu ne PEUX PAS ne pas savoir de quoi ça parle, alors je t'épargne le pitch.
Les critiques sont dithyrambiques, c'est le film de l'année, qui cartonne, qui fait l'unanimité, qui a évité les clichés blablabla.
Alors je vais te dire ce que j'en pense, Hortense, et ça vaut ce que ça vaut (c'est à dire pas grand chose).
C'est un bon moment de cinéma. On rigole bien. On mange des M'n'Ms (moi en tout cas) et on est à peu près bien assis. On a payé un peu cher, mais bon on fait avec.
Si tu es le seul pélerin français à avoir échappé à la promo et à tous les extraits diffusés partout, alors dès le début tu te marres. Sinon, la première demi-heure est quasiment uniquement constituée des vannes vues et revues à la télé. Donc tu prends ton mal en patience, et enfin t'as droit à quelques scènes inédites et rigolotes (à l'opéra notamment).
Cluzet est bon. C'est pas nouveau.
Omar est bon. Il fait du Omar (Thermidor, sors de ce corps). Il est de toute façon irrésistible, quand on le voit se marrer avec sa tête de chenapan, on est de bonne humeur.
Y a tout plein de clichés, mais si ces clichés sont issus de la réalité, alors je vois pas pourquoi on critiquerait.
Par contre, avait on besoin de montrer si nettement le changement de Driss - Omar? A la fin il nous donnerait des leçons d'art... ou de musique classique.
Et Philippe - Cluzet avait il besoin vraiment d'être le vrai bourgeois qui n'écoute que Chopin, et ne connait rien d'autre?
Je déteste les gens qui critiquent systématiquement le film qui marche super bien. Si ça marche en général, il y a des raisons. Je trouve ça hyper snob et souvent les arguments sont ridicules et pseudo intellos. D'ailleurs il y a fort à parier que, comme tous les ans, les César vont les oublier parce que ça a trop bien marché.
Moi, j'ai passé un bon moment. C'est pas le film du siècle mais c'est sympa, c'est bien vu, et le handicap n'est pas vraiment le sujet du film. C'est mieux comme ça, on ne larmoie pas et si on larmoie c'est à bon escient.
J'avais bien besoin de me marrer, ces jours ci alors que le chômage vient de faire toc-toc à la porte. HERE IS JOHNNY !!!!!
19:44 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
01.11.2011
Polisse
Je ne vais pas très souvent au cinéma, hormis pour les dessins animés des enfants. Je n'ai pas le courage de chercher une baby sitter pour pouvoir m'échapper alors les occasions sont rares. Du coup quand je peux je vais voir LE film dont tout le monde parle. Et j'ai bien fait, les amis.

Bon, on a reproché à Maïwenn des maladresses. Oui c'est vrai il y en a quelques unes, comme le générique de début, avec la chanson de l'Ile aux Enfants. Ou bien le "catalogue" de faits divers tous plus sordides les uns que les autres, ou encore les petits roumains enlevés à leurs parents, qui font la fête dans le bus, après les larmes.
Pour ceux qui ne connaitraient pas le pitch, c'est la vie quotidienne de la brigade de protection des mineurs de Paris. Une photographe s'immerge plusieurs mois dans la vie de la brigade et les suit dans leurs interventions, assiste aux auditions, les accompagne faire la fête.
Eh bien on peut dire que c'est une réussite malgré les nuances citées plus haut. Après tout c'est seulement le troisième film de Maïwenn, et il parait que le Bal des Actrices est réussi, lui aussi.
Elle a 35 ans, seulement, la belle. Elle semble pourtant avoir une sacrée maturité....
Cette plongée au coeur de la BPM est absolument terrible. De la mère paumée qui masturbe ses petits garçons pour les calmer au père de famille aisée qui se vante de violer sa fille et de rien risquer, pas grand chose ne nous est épargné. Le côté documentaire est assez net, la façon de filmer contribue à réellement nous immerger, et le résultat est saisissant. Voire bluffant.
Il parait que les authentiques policiers de la BPM ont trouvé le film très juste. Je veux bien le croire. Malgré les petites maladresses, Maïwenn réussit à énormément nous faire rire. Mais rire, vraiment, pas sourire, de situations cocasses, de dialogues savoureux, ou de pétages de plomb à la cantine. Une scène en particulier, traitant de l'étonnante vie sexuelle des ados, est particulièrement réussie. Les répliques sont percutantes et les fous rires des personnages vraiment communicatifs. Le dosage de l'humour est parfait, ni trop, ni trop peu. Parfois une simple remarque suffit à détendre (la fugueuse gothique moquée par Fred / Joey Starr : "c'est pas les parents qui ont fugué?").
Et se détendre est particulièrement nécessaire. Pour les horreurs qu'ils voient au quotidien mais aussi pour les vies privées dont on se demande comment ils peuvent les gérer normalement : couples à la dérive, familles éclatées, incompréhensions mutuelles....
Et puis quand même... il y a les acteurs. Trois se détachent particulièrement. JoeyStarr, Marina Foïs, et Karin Viard (les deux dernières ont d'ailleurs une dispute mémorable, et Viard est très très bonne). Ces trois, là, pardon... Foïs totalement à l'opposé de ses rôles comiques, en anorexique cynique et épuisée, Viard, en plein divorce compliqué, et Starr en flic à fleur de peau, tendre, bourru et rebelle. Ils m'ont estomaquée, et je n'en croyais pas le dernier capable...
Et puis... Quand il danse, il est sexy quand même...
Faut aller le voir les gens, il faut vraiment pas le louper. You would regret !!!!
(J'attends l'avis de Chou, qui l'a vu peut être, ou le verra bientôt, et celui de Nanou qui n'aime pas trop quand ça crie... Là, ça crie mais ça tord les boyaux, aussi, et quand ça crie c'est justifié).
Ciao les poux.
13:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
