18.11.2011
Odile est d'accord
Cette collègue dit la même chose que moi, certes de façon beaucoup plus académique... (c'est sûr que j'aurais mis beaucoup quelques gros mots dans ma prose....)
Quand je vous dis que j'en ai ras le cul (tiens, tu vois !) et que je pense à faire autre chose.....
De : M.C. Perrin-Faivre, professeur de Lettres à Nancy :
“Je le fais pour vous…” a dit notre collègue, Lise B. professeur de Béziers,
qui, en proie à un désespoir absolu, s'est immolée dans la cour de son
lycée.
Qui, vous” ?
Vous, chers élèves, dont je ne cherche pas à me faire aimer avant toute
chose, car je veux rester sourde à la cote d'amour censée mesurer ma valeur
au sein de la communauté éducative”. Vous ne serez jamais, pour moi, les
gamins dont il est question dans les salles des profs”, car je ne serai
jamais ni votre mère, ni votre copine. Mais savez-vous encore la différence
entre un professeur, une mère et une copine ? Ce n'est pas un père trop
souvent absent, irresponsable ou immature lui-même, très souvent votre
meilleur copain, qui vous l'apprendra ! Oui, je continuerai à réclamer le
silence en début de cours et à vous laisser debout tant qu'il ne sera pas de
qualité. Ce n'est pas là volonté militariste de vous humilier, mais
condition nécessaire à mon enseignement : délimitation d'un espace, la
classe, où l'on doit entendre la parole d'autrui : celle des grands auteurs
dont les textes que nous lisons font entendre la voix, respect de la mienne,
simple passeuse de savoir, chargée de structurer votre parole, afin que vous
puissiez, à votre tour, vous faire entendre et être pris au sérieux, respect
de la voix de vos camarades qui s'exercent à formuler leur pensée.
Mais veut-on encore vous apprendre à penser ?
Oui, je continuerai à faire la chasse aux portables et aux I-Pods en cours
pour les mêmes raisons.
Oui, je sanctionnerai, autant que mes forces me le permettront mais il ne
faut préjuger de rien, l'usure gagne vos retards systématiques, votre
désinvolture, vos comportements égocentriques, insolents, agressifs et
insultants, car je suis un être humain, nanti d’un système nerveux qui n'est
pas à toute épreuve, mais conserve le sens de la dignité, de la mienne comme
de la vôtre.
Non, je ne ferai pas de stage pour apprendre à gérer les conflits” et mon
propre stress, comme si des ficelles psycho-techniques pouvaient se
substituer à la loi qui doit être appliquée, à l'ordre que l'institution
doit avant tout garantir, afin de nous protéger vous et moi contre tout acte
de violence verbale ou physique, condition sine qua non pour commencer à
pouvoir travailler. Non, le prof n’est pas un outil qu'on doit rendre plus
performant pour vous mater, vous manipuler ou vous séduire.
Non, je ne négocierai pas mes notes, malgré les pressions : celles de
l'administration qui sait si bien faire porter la responsabilité d'une
moyenne de classe trop basse au professeur, toujours trop exigeant et trop
sévère ; celle de nos inspecteurs qui nous invitent à l'indulgence” dans les
commissions d'harmonisation du Brevet et du Bac et nous enjoignent de
revenir sur les copies aux notes trop basses ; celles de vos parents qui,
dans leur grande majorité, s'alarment à la première de vos faiblesses et me
font savoir que l'année dernière, ça marchait pourtant si bien avec M.
Machin (lequel n’hésitait pas, pour avoir la paix, à surnoter de la manière
la plus démagogique qui soit) ; et celles que vous-mêmes savez si bien
exercer sur les adultes”d'aujourd’hui, plus prompts à laisser faire, à
négocier des contrats, qu'à faire respecter des règles, sans faiblir sachant
qu'ils n’en tireront jamais aucune gratification immédiate – et qui semblent
devenus incapables de supporter cette frustration inhérente à leur fonction
d'enseignant et maintenant d'éducateur.
Non, je ne me transformerai pas en animatrice de MJC , pour ne pas “vous
prendre la tête, ou parce que apprendre et travailler vous gave.”.
Vous, chers collègues, broyés un peu plus chaque jour par une institution
qui ne vous protège plus, en dépit de l'article 11 du code de la Fonction
Publique qui est encore censé protéger le fonctionnaire contre les outrages
ou délits exercés à son encontre dans l'exercice de ses fonctions.
Vous qui jonglez désespérément avec les impératifs de vos programmes qu'il
vous faut boucler impérativement dans l'année, mais que l'on vous enjoint
d’adapter à chacun de vos élèves dont les niveaux sont, d’une année sur
l'autre, plus disparates au sein d’une même classe (puisque les plus perdus
passent dans la classe supérieure au bénéfice de l’âge ou malgré l’avis des
professeurs).
Vous qui vous efforcez de maintenir encore les apparences, alors que tout le
système est fissuré ; vous qui direz au conseil de classe : Tout va très
bien Madame la Marquise, ou , Avec moi ça se passe bien, alors que vous
pouvez, sans guère vous tromper, annoncer en début d'année, qui sera reçu ou
non au Brevet, car les jeux sont faits en septembre et que, pour
l’essentiel, vos cours sont devenus très souvent une garderie culturelle où
vous tentez de maintenir laborieusement une relative paix sociale, en
limitant vos exigences, en surnotant, en renonçant un peu plus chaque jour à
transmettre ce que vous avez reçu, car “l'enfant, au centre du système, doit
construire lui-même son savoir”, choisir ses matières, ses options, pour un
projet devenu essentiellement professionnel. Les valeurs humanistes qui vous
ont structurés sont chaque jour un peu plus bafouées au sommet de l'Etat. Il
s’agit maintenant d'évaluer des compétences à travers des grilles
d'évaluation fabriquées par et pour l'entreprise, au niveau européen,
compétences dites souvent transversales qui n’ont plus rien à voir avec
l'acquisition de savoirs exigeants dans des disciplines bien précises. Le
livret de compétences doit garantir “l'employabilité future”de ceux qui
sortiront du système sans diplôme national reconnu et sans qualifications.
Vous, les professeurs d’'Humanités (latin et grec) dont il est de bon ton de
ridiculiser vos enseignements, que l'on s'est employé à reléguer très tôt ou
très tard dans la journée du collégien ou du lycéen, de manière à faire
chuter inexorablement les effectifs ; vous qui transmettez les fondements de
notre culture et qu'on met en concurrence en 3ème avec l’option DP3,
découverte de l'entreprise…
Vous qui enseignez une option que nos élèves-consommateurs peuvent essayer
au gré de leur fantaisie et abandonner sur une simple lettre de parents qui
obtiendra l'arrêt souhaité, pour peu que les notes de latin du chérubin ne
lui fassent baisser sa moyenne. Vous qui vous sentez responsables, voire
coupables, du désintérêt que ces matières suscitent, vous à qui vos
inspecteurs-formateurs suggèrent de rendre vos cours plus attractifs
(sorties, jeux, Olympiades…) tout en vous sommant de vous conformer aux
Instructions Officielles qui ne transigent pas avec les connaissances
grammaticales à acquérir .Vous dont les classes ne doivent jamais s'ennuyer
! Vous qui êtes, même aux yeux de vos collègues, le prof ringard qui
persiste à enseigner des savoirs désuets et inutiles et qui ne devrait pas
se plaindre…vu ses effectifs réduits.
Vous qui vieillissez, vous qui vous fatiguez plus vite, vous qui êtes
maintenant une loque en fin de journée, lasse du bruit et des tensions
incessantes, à qui le système demande désormais de rendre compte chaque
jour, sur un cahier de textes numérique, de ce que vous avez fait en classe,
heure par heure ; vous que Big Brother place ainsi sous le contrôle
permanent de vos supérieurs et des parents d’élèves ; vous qui pourrez
dorénavant recevoir chaque soir, chez vous, des mails d’élèves, ou de leurs
parents, jugeant normal de vous interpeller par écrit et attendant bien sûr
de vous la réponse rapide qui leur est due. Vous qu’on flique honteusement
comme on ne le fait pour aucune profession. Vous à qui la société entière
peut ainsi demander des comptes à tout moment ; vous qu'on livre à toutes
les pressions aisément imaginables et qu'on place dans la situation de
devoir vous justifier, de vous défendre sans cesse, car vous êtes devenu le
fonctionnaire, bouc-émissaire par excellence, livré régulièrement en pâture
à l'opinion publique.
Vous qui ne comprenez pas l'engouement aveugle, incompréhensible de vos
jeunes collègues pour l'informatique, le numérique, censés séduire nos
nouveaux publics” et stimuler leur envie d''apprendre, alors qu’'ils se
lassent du gadget pédagogique comme ils se lassent si vite de tout dans un
monde consumériste où le seul principe qui vaille est le “tout, tout de
suite”, dans un tourbillon de désirs sans cesse renouvelés et toujours
insatisfaits.
Vous qui en perdez le sommeil ; vous qui ne pouvez travailler avec ce
couteau sous la gorge, vous qui tentez de reconstruire chaque soir une image
acceptable de vous-même au travail avant de vous en remettre au somnifère ou
à l'anxiolytique qui vous permettra, enfin, de dormir, car vous ne pouvez
imaginer tenir vos classes demain sans ces heures de sommeil.
Vous qui travaillez en apnée entre ces périodes de vacances que tous vous
envient et vous reprochent, ultimes bouées qui vous permettent de vous
reconstituer avant de découvrir, à chaque rentrée, que la situation se
détériore irrémédiablement et que vous êtes, vous, professeur, jeune ou
vieux, en première ligne chaque jour, de moins en moins sûr de tenir, si une
volonté politique ne rappelle pas, très vite à chacun (parent, élève,
professeur) la place qui devrait être la sienne dans une institution laïque
et républicaine, si elle ne vous rend pas de toute urgence votre dignité,
votre autorité, et des conditions de travail et de salaire décentes.
Vous, parents, élèves, professeurs, qui espérez qu'on tirera une leçon du
sacrifice de notre collègue.…
Quelle leçon ? Telle est la question !
Alors?
20:31 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.09.2011
C'est parti
...mon Kiki.
Comment te dire, Elvire? Je manque à la fois de temps, d'inspiration et d'argent pour satisfaire mes besoins primaires de chaussures onéreuses (on ne me changera jamais). Oui, je te dis ça parce que y a un gars qui a gagné 162 millions d'euros là haut dans le Calvados et moi je ne trouve pas de femme de ménage et j'ai un emploi du temps de merde et j'ai la tête dans le guidon. D'ailleurs si tu as son numéro, je voudrais lui demander un truc (pardon, mais juste UN million d'euros, ça va pas changer grand chose pour lui, alors que pour moi....)
Bref (c'est une mini série très rigolote sur Canal, si tu la connais pas, je t'invite à aller sur le site et tu vas bien rigoler).
Bref, donc, (c'est une mini série etc) je te file encore du réchauffé en attendant. Vu que maintenant j'ai même plus le droit de me moquer de mes collègues car je risquerais la prison ou pire, l'opprobre générale, on va avoir du mal à trouver des trucs vraiment marrants. Celà dit, les élèves restent une source inépuisable de conneries en tout genre. Tiens, (voilà du boudin.)
Je l'avais promis, je vais le faire.
Déjà, imagine un peu la salle des profs, vers 7h55 quand ça va SONNER.
T'as plein de gens qui discutent, qui sourient, détendus du string, sauf les profs d'atelier qui, en règle générale (et après vérification) ne portent pas de string.
D'un coup ça SONNE.
Bon alors t'as différentes réactions.
T'as celle qui se met à fouiner dans son cartable en faisant genre, oh mais merde, merde quoi, on dirait bien que j'ai oublié mes photocopies. Donc ça farfouille, ça refarfouille, ça soupire , et ça annonce fièrement :" je crois qu'il faut que je les refasse " (sous entendre : comment gratter 10 minutes).
T'as celle qui crie "ah my God j'ai les carrossiers" (si elle est prof d'anglais), ou "ah putain fais chier j'ai les carrossiers" (si elle est prof d'autre chose, donc dénuée du moindre intérêt).
T'as celle dont la tête se met subitement à tourner à 360° et qui profère tout un tas d'horreurs, et je te parle même pas de ce qu'elle fait avec son crucifix (parce qu'elle a un crucifix) (et même de l'ail parce qu'elle va en cours avec les mécanos et qu'elle se méfie) (et elle fait bien).
T'as celui qui dit, deux heures plus tard, " ça a pas sonné, là? j'me prends un café", tout ça parce qu'il a cours avec les secrétaires et que LA SECRETAIRE c'est le mal...
Toutes ces réactions là sont induites par une seule et unique cause.
Et pas des moindres.
Cette cause, c'est "lézélèves".
Nous autres, profs, on dit le mot entier, d'une traite, comme si ça formait une masse informe composée de gens divers.
Genre:
- une conversation au self : "t'as fait quoi Gérard, ce week-end?" "J'étais dans ma maison de campagne".
"Ah cool, et t'as fait quoi? " 'J'ai jardiné et puis je me suis rendu compte que j'avais oublié de corriger lécopidézélèves".
En règle générale s'ensuit un silence consterné et compatissant, vu qu'en principe pendant le repas on évite les sujets qui fâchent et accessoirement qui vont considérablement entraver ta digestion.
- une conversation de profs trop hype qui fument dehors, sur le trottoir et qui ricanent bêtement en organisant un top des profs les plus beaux du lycée (ça c'est pour les profs femelles, les mâles, eux auraient tendance à chercher à élire la plus chaudasse mais enfin, la nature humaine est ainsi faite que la femme a un cerveau alors que l'homme n'est équipé que de quelques machins qui pendouillent à un endroit certes judicieusement choisi pour la reproduction de ladite humanité mais bref)
Et brusquement, alors que les esprits s'échauffent (on est pas d'accord, on avait dit que le prof d'histoire géo qui vient d'arriver méritait largement la première place quand tout à coup, surgie hors de la nuit, quelqu'une prétend qu'en fait c'est le prof de philo, là, le grand mince barbu, qui raflerait la palme et le doute d'installe, nous habite (oh oui)
Bref, on s'énerve, on trépigne, on maisouetdoncornicar, quand quelqu'un souffle : "chhhhhutttt y a dézélèves".
Ah putain le silence (enjoy the silence) tout à coup.
Enfin bon, ce que je voulais dire c'est que lélève n'est rien que le cauchemar du prof.
Et comme tu es curieux comme un pou, et laid aussi peut être (je ne te le souhaite pas mais franchement ça peut arriver, et je reconnais que tu n'y es pour rien mais t'as quand même pas de bol), je vais te dire de quoi est constituée cette masse de gens qu'on nomme donc "lézélèves".
Voici quelques cas récurrents dans nos classes, ces havres de paix dans lesquels nous transmettons la bonne parole à des jeunes qui nous vénèrent, les écoutilles grandes ouvertes, afin d'ingurgiter le maximum de savoir et de devenir aussi intelligent que Sarkozy, ce qui n'est pas rien, tu en conviendras.
- Le qui-a-peur-de-tout. Celui là, il a même peur de toi, le prof, c'est dire s'il est à la rue, ou alors c'est un Amish, ou un Mormon, ou encore il vit seul avec son arrière grand père dans un manoir breton. (pourquoi breton? je me le demande aussi). C'est le genre qui fréquente tout type de section, aussi bien en vente qu'en usinage.
Il est généralement seul à sa table et garde les yeux baissés sur sa copie. Quand il te regarde t'as envie d'appeler la Ddass parce qu'il te fait irrésistiblement penser à un chien battu. C'est tout juste si quand ça sonne il sursaute pas.
Je ne te cache pas qu'il n'a pas de portable et par conséquent pas d'amis.
Il est tout à fait capable d'être un bon élève mais comme il a peur de répondre à tes questions, tu ne peux t'en assurer qu'à l'écrit.
- à l'inverse tu peux tomber que le qui-sait-tout. Arrogant, prétentieux et convaincu qu'il en sait plus que toi, et toujours prêt à te déstabiliser.
Parfois il est totalement nul mais de toute façon son but est simplement de dire le contraire de ce que tu dis.
Par exemple, tu donnes un devoir dans lequel il faut raconter une visite de Londres (et tous les monuments sont donnés au cas où ces andouilles te parleraient de la statue de la liberté). Là alors que les autres font fumer leur neurone, il lève la main et te dit "ah, et depuis quand on a visité Londres nous?" (genre tu nous a pas organisé une petite sortie, tu vas pas nous faire chier avec ça, si?)
Tu brûles de l'appeler connard, mais c'est interdit en fait.
- le complice. Celui là, c'est le contraire du précédent. Quand tu fais une vanne, il comprend ( lui t'as envie de lui faire des bisous, mais c'est interdit, aussi). Quand accidentellement en cours d'anglais, tu parles anglais, il comprend et il répond. Quand t'es profondément désespéré de la nullité de ces gosses il te sourit et il compatit (t'as envie de le serrer dans tes bras et qu'il te console mais ça, laisse tomber comment c'est INTERDIT).
- Le vraiment-trop-nul. Alors il faut bien reconnaitre que ce cas de figure là, est très trrrès courant.
Dans toutes les sections, tertiaire, industriel, ce que tu veux, du qui comprend que dalle, on en a à la pelle. (là, ça fait métier du bâtiment non?)
Bon alors lui, dés le 3 septembre, il te prévient. "tfaçon chui nul g jamé ri1 compri à 7 lang mé grav koman sa pu langlé". Enfin il te le dit oralement mais en langage écrit ça donne à peu prés ça.
Et comme le prof est pédagogue il va lui promettre qu'il peut y arriver en travaillant un peu et que le prof va faire de son mieux pour qu'il ne se sente plus en échec scolaire (alors qu'au fond de lui il se dit "putain encore un boulet").
Quand je dis nul c'est nul quoi. Par exemple, conjuguez le verbe être (to be) à la bonne personne en fonction des phrases proposées, ben il te met "nice " ,"the" ou encore "because" (si t'as vraiment de la chance).
Bref, le haut du panier quoi.
- le très-moche. Bon franchement je trouve dégueulasse que vous attendiez que je vous dise des horreurs là dessus.
- la FILLE. La pauvre déjà elle porte le lourd handicap d'être une nana, et en plus en LP.
En général la fille est un peu nouille. Elle se vêt (?) et se maquille à peu prés comme Amidala dans Star Wars (mais elle ressemble pas du tout mais PAS DU TOUT à Natalie Portman)
Elle pousse des gloussements étranges évoquant tout à fait la parade des paons, et si tu y regardes à deux fois justement, tu verras qu'il y a , pas bien loin d'elle, une parade en cours. La paonne couine, trébuche, se rattrappe à sa co-paonne (sans déconner celle là je la trouve bonne mais enfin tu me donneras ton avis) en lui disant "mais vas-y grosse p**** aide moi con****". Et une fois relevée elle sort son arme redoutable : miroir et maquillage et nous voilà parés pour le carnaval.
Le pire c'est que parfois LA FILLE est en secrétariat ou comptabilité.
Bon ben là, c'est double handicap, je veux dire (I mean).
Parce qu'elle glousse TOUT en se faisant les ongles. Ou se recourbe les cils. Ou tire un peu sur son string qui lui rabote les fesses.
Ce que je voulais dire en fait c'est que je suis pas sure que les FILLES soient l'élément de finesse dans un LP.
Certains mécaniciens sont de loin plus romantiques...
- Et pour finir, justement, par une touche de douceur (encore que) : le dragueur.
Alors çui là, tu le rencontres dans tout type de section aussi, et tout type d'âge.Le jour de la rentrée, il te voit et il s'asseoit DEVANT (il le refera plus jamais).
Il te regarde avec adoration et n'hésite pas à te filer son numéro de téléphone, quitte à le faire transiter par tous les autres afin qu'il arrive jusqu'à ton bureau où tu te retranches prudemment au cas où il deviendrait trop pressant.
Tu lui souris poliment, et s'il est vraiment trop lourd tu lui balances une vanne dont on parlera encore quand tu seras à la retraite. Ce dragueur du samedi soir parfois se lève sous prétexte de jeter un papier à la poubelle et traverse toute la classe en bombant le torse et en te regardant en coin (sans déconner on se croirait au Macumba Night).
Parfois le dragueur est plus discret, mais à son sourire tu comprends bien que voilà, quoi.
Si le dragueur est vraiment très joli, tu te souviens aussi que c'est INTERDIT A MORT.
Même si, comme pour moi, notre écart d'age n'est que de 2 ou 3 ans.......
Faudra un jour que je te raconte un autre truc.
T'as lu mes portraits de prof? Bon, s'ils sont comme ça, maintenant que t'as lu ceux des élèves, tu comprends mieux non?
Et ben figure toi qu'après avoir été prof, certains deviennent CHEFS de PROFS.
Bordel est ce que tu peux imaginer le truc? Est ce que tu te rends bien compte qu'après avoir été PROF, ce qui est déjà une tare en soi, certains sont assez usés pour faire CHEF?
Oui, ça tu peux le dire, ça fait FROID DANS LE DOS.......
17:11 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
