14.12.2011

Les chats

 

 

Le chat domestique (Felis silvestris catus) est un mammifère carnivore de la famille des félidés.

Le chat domestique mâle est couramment appelé un « chat » tandis que la femelle est une « chatte » et le jeune un « chaton ».

 D’où le célèbre proverbe : « appelons un chat un chat ». En effet, n’eût il pas été hautement ridicule d’appeler cette bête sommier, asperge voire tapas (j’en ris rien que d’y penser) (je suis bon public).

En revanche, est il bien judicieux d’avoir affublé la femelle du chat de ce nom ? Chatte ? Avec toutes les connotations que cela implique ? Toutes les conversations qui s’étiolent lorsque ta tante Germaine te dit que sa chatte a des puces, ou le poil emmêlé ? Et que  tous les regards deviennent vitreux ? Hein ? Bon enfin c’est fait on n’y peut rien. Nous reviendrons d’ailleurs plus tard sur le sujet, quand il s’agira d’évoquer des chats et chattes célèbres..

En argot un chat s’appelle un « greffier ». Selon certains, l’explication provient du fait que  la  fourrure de certains chats noirs comporte une sorte de plastron blanc sur le poitrail, et celui-ci évoque le rabat blanc que l’on voyait sur la robe noire des greffiers jusqu’au 19è siècle.

Je n’aime pas beaucoup cette explication. D’abord qu’est ce que c’est que cette histoire de plastron blanc sur la robe des greffiers ? Ca manque de clarté Wikipédia, ça va pas du tout. De longues réflexions et des nuits sans sommeil m’ont amenée à l'explication suivante.

Un jour, le jeune Brian, élève dyslexique de Bac pro Maintenance des Véhicules Automobiles tirait laborieusement la langue au dessus de sa copie de français, répondant au sujet imposé particulièrement intéressant «  quel est votre animal favori ?». Il parlait alors de son chat Jean- Jacques, chat d’une noblesse discutable puisque probablement de gouttière et doté d’une fascinante capacité à pisser en rond autour et SUR le canapé du salon. Il racontait comme ce connard de chat, occupé à s’accroupir sur ledit sofa, le regard lointain et absent et débile de la bête qui se vide, le griffa méchamment au bras comme Brian, dans un brusque accès de lucidité (voire d’intelligence) (les experts ne sont pas tous d’accord, d’aucuns n’y voient qu’un réflexe pavlovien) tentait de le virer de là.

Brian (qui est le parfait anagramme de « brain » en anglais mais n’y voyez là qu’une coïncidence) écrivit alors sur sa copie maculée de graisse et de cambouis : « oh putain y m’a greffier le Jean Jacques ».

D’où l’expression .

 

 

Anatomie du chat

Les pattes sont pourvues de griffes rétractiles. Le chat possède cinq doigts aux pattes antérieures, dont seulement quatre touchent le sol, le pouce restant à l’écart, ainsi que quatre doigts aux pattes postérieures. Les coussinets ou pelotes, sont constitués d’une membrane élastique qui confère une marche silencieuse.

On est heureux d’apprendre que sur les cinq doigts des pattes, au moins quatre touchent le sol. Imaginons un peu l’inverse. Aucune ne touche par terre . Que se passe-t-il ? Et bien nous sommes en présence d’une bête surprenante. Elle survole le sol et fait MIAOU.  Attention elle ne vole pas puisque pour cela il est préférable de posséder des ailes. J’en frémis d’avance.

Ces spécificités confèrent à l’animal une grande souplesse et une détente ample lors des sauts : il peut notamment sauter à une hauteur cinq fois supérieure à sa taille. À la course, sa vitesse moyenne est de 40 km/h et il met 9 secondes pour faire 100 m, mais il n’est pas un coureur de fond et il se fatigue assez vite.

 Ca m’étonne pas tellement. Je connais des études scientifiques et je vous prouverais que les chats c’est vraiment des branleurs. Quand on pense qu’ils pourraient foutre sa raclée à un sprinter éthiopien les doigts dans le pif, et qu’ils se donnent même pas la peine de se présenter aux J.O. C’est désolant.

Contrairement à ce que l’on peut penser, tous les chats savent très bien nager et ils n’hésiteront pas à se jeter à l’eau s’ils y sont contraints.

J’ai pu constater qu’en règle générale ils ne nous montraient leur capacité à nager que vraiment contraints. Et encore. Prenez tous ces chatons que quelques esprits joueurs lancent dans la rivière pour s’amuser, y en a-t-il quelques uns qui nagent ? Pensez vous.

Regardez plutôt.




 

Les chats communiquent principalement entre eux par des phéromones ou des positions corporelles.

En effet . Je me souviens parfaitement de la chatte d’un ami, qui lorsque nous étions ados cambrait les reins (la chatte, pas l’ami) pendant ses chaleurs. Elle nous montrait son cul sans la moindre pudeur. Mon ami, plein de bonnes intentions, tenta par ailleurs de soulager ses besoins en faisant mine d’introduire un crayon dans sa … (merde comment ça s’appelle ?). Je te dis pas comme on a rigolé.

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Le chat ronronne le plus souvent pour exprimer la dépendance : le chaton dépend de sa mère et de son lait, de l’homme lorsqu’il réclame des soins ou des caresses.

Absolument. Regardez l’élève en cours d’anglais. Il attend ,  la tête dans les bras, avachi sur la table. Il RONRONNE de plaisir, tout près du radiateur. Il est radiato-dépendant. Si la gentille (et jolie) prof d’anglais est une brave bête, elle ne fait rien. Si c’est une sale mégère elle met un grand coup de pied dans la table et l’élève cesse immédiatement ses conneries de ronronnement (j’t’en foutrais moi du ronronnement).

 

 

Le chat a besoin d’entre 12 et 16 heures de sommeil, mais en général il dort plus, soit en moyenne 15 à 18 heures par jour. Il reste ainsi éveillé environ 8 à 12 heures, dont une partie de la nuit pour chasser.

 Lorsque le chat entre dans une phase de sommeil paradoxal, le tracé de son encéphalogramme est analogue à celui de l’éveil malgré une totale perte de conscience : le système nerveux fonctionne probablement à vide, soit pour sélectionner et mettre en mémoire les événements de la journée, soit pour évoquer le souvenir des perceptions passées, d’où l’hypothèse que le sommeil paradoxal est un témoin de l’activité onirique.

Alors oui, le chat dort la plupart du temps (voir lien précédent), et OUI son électroencéphalogramme est identique endormi et éveillé, puisqu’il est plat. N’oublie jamais le regard du chat qui chie.

 

Le chat défèque une à deux fois par jour et urine jusqu’à cinq fois par jour.

 

Oui, ça on avait bien remarqué qu’ils étaient spécialement conçus pour nous faire chier avec une odeur absolument MORTELLE et qui ne disparait jamais totalement,  aurait il eu l’idée de pisser dans ta bagnole ou sur ton lit. T’es bon pour changer de bagnole et de lit (et vire ta femme ou ton mari par la même occasion, ça te fera des vacances.) (si t’en as marre, naturellement) (en principe au bout de 3 ans t’en as marre, c’est Frédéric Beigbeder –quand même- qui l’a dit.)

 

Lorsque les mâles sont à même de pouvoir s’accoupler avec la femelle, encore faut-il que cette dernière les accepte. Lors de l’accouplement qui dure entre 5 et 15 secondes, le mâle monte sur le dos de la femelle et lui mord la peau du cou et piétine la croupe pour améliorer la pénétration. Les petites épines présentes sur le pénis du mâle orientées vers l’arrière raclent les parois du vagin de la femelle. Cette stimulation du vagin est nécessaire pour déclencher l’ovulation chez la chatte. À chaque pénétration, la chatte émettra un nouvel ovule, ce qui explique pourquoi les chatons d’une même portée peuvent être de pères différents.

Je crois que tout est dit. Monsieur est incapable de faire durer plus de 15 secondes (la HONTE), et Madame peut pondre des chiards de pères différents. Ca me rappelle quelque chose d'ailleurs. Elle est belle la France, tiens !

Il ne nous manque plus qu’à citer quelques chats et chattes célèbres et le tour sera joué.

                                    

 Chats célèbres  

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 Chattes célèbres :

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Pour finir, mentionnons la célèbre chanson du grand Claude, créée dans sa baignoire alors que l'ampoule donnait des signes de faiblesse et sortie à titre posthume : "chat s'en va et chat revient..."

Salut les chatons....

 

 

07.12.2011

Chapitre 1 : Le concours

Mes poussins.

Je ne peux pas m'en empêcher, cette histoire de boulot revient toujours sur le tapis. J'ai tellement dégusté en juin dernier que je m'étais promis de ne plus parler de ça. Mais curieusement, c'est comme les mauvaises herbes, ça revient. Alors, j'avais écrit il y a quelques mois un premier chapitre à un roman virtuel... Dont je ne dévoilerai le titre que quand vous me verrez chez Ruquier. (hum).

Je ne sais pas si j'aurai le courage d'écrire les 20 chapitres suivants. Toujours est il que je vous fais cadeau (quelle mansuétude, Gertrude) du premier. Vos critiques sont les bienvenues...

Quand j’avais 13 ans et que j’étais une petite fille sacrément jolie et intelligente (disaient mes parents) (mais ce sont mes parents) , la prof de français de ma classe de 24 élèves gentils, sérieux et obéissants, a demandé à remplir une fiche de renseignements.

Elle voulait savoir ce que nous avions envie de faire plus tard. Hahaha, ai-je rigolé à part moi, car ma voie était toute tracée, j’allais devenir Kate Moss, et c’était bien parti, j’avais déjà plus de poitrine qu’elle. Mais au lieu de ça mon stylo plume Watermann a ripé et j’ai écrit « professeur de français », sans aucune faute d’orthographe, ce qui laissait présager la  réussite dans cette voie, pensai-je alors,  après avoir admis que je n’avais pas la Kate Mossitude requise pour fouler les podiums, ou alors, était ce parce que je portais un fort peu seyant appareil dentaire et / ou qu’un acné prépubère masquait mes traits délicats et mon front marmoréen (surtout mon front, si je me souviens bien).

Alors, quand j’ai eu le bac et 18 ans, j’ai dit à mes parents, salut les vieux, je pars étudier à la fac, là où labeur et sérieux sont la règle. J’ai quitté ma province pour un autre bout de province plus grand où j’ai longuement glandé en fac d’anglais, et ce pour devenir professeur d’anglais, donc….J’avais changé de voix mais pas de vocation. Puis un jour il a fallu passer « le concours » .  Les étudiants futurs profs disent ce mot là avec un respect mêlé d’angoisse. LECONCOURS .  Cet examen suprême qui valide ou non nos compétences non pas en matière de pédagogie (le gros mot !) mais une théorie vaguement prétentieuse voire pédante, nous obligeant à connaitre parfaitement Shakespeare dans le texte, et nombre d’auteurs anglophones dont peu d’entre nous se sont remis, préférant aujourd’hui lire Marc Lévy ou Guillaume Musso, pour ne citer que le fleuron de notre littérature française subtile et reposante.

LECONCOURS est drôlement difficile. Surtout quand on vit dans la plus belle ville étudiante du monde où fleurissent bars proposant le pastis ô mètre, et troisièmes mi-temps fort virulentes. N’empêche. Il est drôlement difficile, il faut connaitre parfaitement l’histoire anglaise, américaine, mais pas globalement, non. Par exemple il faut savoir précisément ce qui s’est passé dans les banlieues anglaises entre 1983 et 1985 et surtout ne pas citer un truc qui aurait eu l’audace de se produire un an plus tard. Ou alors, il fallait savoir exactement pourquoi Paul Auster s’échinait à « déconstruire le réel » pour mieux le reconstruire (le salaud) dans Moon Palace. Bref, pour avoir LECONCOURS il fallait être hyper  savant.  Alors comme je n’étais pas hyper savante j’ai laissé tomber CECONCOURS pour UNAUTRECONCOURS, toujours de profs mais un peu moins : les profs de lycée professionnel. Ceux là, ils sont moins savants mais en fait ils sont bi-moins savants. Ils savent moins de choses mais dans deux disciplines : maths-sciences ou lettres-histoire, ou lettres-langues. Devine où j’ai atterri, Henri ? Oui, en lettres-langues même si heureusement pour mes élèves je me contente d’enseigner l’anglais…..

Alors celui là, CONCOURS, je l’ai réussi. J’étais bien contente. Je savais que j’avais un travail pour toute ma vie, au moins jusqu’à la retraite qu’alors je pensais prendre à 60 ans, naïve que j’étais.

En plus je savais que j’aimais les jeunes, l’anglais, faire des photocopies, chercher une salle pour installer ma troupe.

 

Je savais qu’on allait bien rigoler, j’étais optimiste, j’étais jeune, j’étais insouciante. Un vrai Woodstock version Educ’ Nat.

Alors, le grand chef de la tribu m’a envoyée faire une année de stage pour savoir si j’étais apte, si toutefois par hasard je ne tentais pas d’assassiner un élève à coup de workbook, si je ne me faisais pas insulter à chaque heure de cours, si je savais « gérer une classe » et lui apporter le savoir.. Et pour ça, je n’avais que quelques heures de cours par semaine et passais deux jours en formation, où l’on m’a montré comment ne pas trop m’emmerder en classe, comment construire des « progressions », des « séquences » découpées en « séances », (le jargon… à cette époque on ouvrait grand les oreilles pour s’en imprégner, tout nigauds qu’on était, anxieux de le maitriser à la perfection…) . En revanche je ne me souviens pas qu’on m’ait dit comment réagir à un concours de pets, à une somnolence sans doute pas dûe à un excès de révisions, à un conflit inter-élèves/profs, à des insultes voire des jets de projectiles tels compas, tubes de mascaras (la fille est fourbe : elle le lance OUVERT) ou bouts de gommes.

En tout cas, c’est sûr l’année de stage, on a bien rigolé ! J’étais même contente de corriger mes copies, quand je rentrais à la maison j’ouvrais le cartable le cœur battant pour découvrir les niaiseries de ces chérubins.

C’était le bon temps.

 

 

04.12.2011

Lui ou lui?

 

Tiens salut, ça va?

Y a ma chérite Nanou qui s'interroge sur comment que ça se fait que l'on préfère ou pas un de ses enfants.

Alors moi comme c'est un sujet qui me turlupine (hihi) et surtout comme je peux pas poster de réponse chez ces c***** de p****** de sa mère d'overblog, j'écris directement sur le sujet. Avouons que c'est tout bénèf pour toi, public, qui te régalera non pas d'un banal commentaire mais d'un article argumenté et construit.

 

Bon je sais qu'en d'autres temps autres moeurs (je parle aussi latin : O tempora O mores, un truc comme ça), j'avais écrit un billet passionnant sur le bouquin "le Choix de Sophie". ALors,  naturliche, je m'étais interrogée plus avant. Mais comme je suis fortement blonde j'ai oublié ce que j'avais bien pu dire (pas tout à fait l'essence même de mon propos, j'ai pas changé d'avis depuis, je suis pas si bête, je ris que tu aies pu croire cela !) (hum)

Je suis fille unique mais pas du tout spécialement chouchoutée par mes parents sourds, bien plus préoccupés par leurs amis et leurs fiestas quand j'étais petite, et d'ailleurs j'ai été élevée par mes grands parents jusqu"à  11 ans. Quand ils m'ont récupérée j'étais totalement finie (j'me comprends : élévée, et bien, sage, studieuse, belle et tout). D'ailleurs, je ne supporte aucune remarque sur mes fils de leur part, sachant qu'ils ne savent absolument pas à quoi çe ressemble un enfant de 7 ans, un garçon a fortiori (haha) et deux d'un coup encore plus. Mon rôle auprès d'eux a toujours et sera toujours le même : assistante, maman, infirmière, aide administrative et bientôt, toit pour eux puisque ma mère s'offusque à l'idée que je ne la prendrai pas à la maison quand elle sera seule, mon père étant plus âgé qu'elle. Bref. Ceux qui me connaissent savent un peu tout ça, RIP mon ancien blog, et toutes les réflexions plus sérieuses que j'ai pu y faire et qui plaisaient à Tazounette que je suis ravie de revoir....

Donc, j'en ai deux. Deux garçons. Raph 10 ans et demi et Baptiste 7 ans et demi.

C'est simple, pour moi, je te fais pas languir : il est EVIDENT qu'il y en a un dans la fratrie que l'on chouchoute un peu plus. Chouchouter, pour moi, c'est être un peu plus indulgente aux conneries, un peu plus sensible aux larmes de crocodile, etc. Ca ne veut pas dire qu'on en aime un plus que l'autre, mais on l'aime totalement différemment. Comment dire?

Raph est né après de longues heures de souffrance. Il a refusé le sein, il s'endormait. J'ai fait une mini dépression après sa naissance. Mini, mais violente, les idées qui me traversaient étaient épouvantables. Dès que je pouvais je le laissais à son père et je me barrais. Pendant quelques semaines j'ai évité trop de proximité avec lui, puis les choses sont rentrées dans l'ordre.

Aujourd'hui il est nettement plus proche de son père que de moi. Il est extrêment intelligent. Trop sans doute : il est par conséquent assez "torturé" ou en tout cas fragile émotionnellement. Fier, bravache, têtu, sensible etc.. Il a un humour terrible. Je l'admire et je le respecte pour tout ce qu'il est : il est en plus très très beau. Il m'intimide un peu aussi. Comment dire? Je ne peux pas percer la carapace. Il est silencieux aussi, parfois sur une autre planète. Où, je me demande, à quoi tu penses, qu'est ce que tu veux devenir? Bref, il est un peu mystérieux. Je l'aime passionnément mais je ne sais pas trop lui montrer, ET il ne sait pas trop le recevoir, on est comme deux girafons chancelants l'un en face de l'autre : maladroits.

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Baptiste est né après des heures de  souffrance. Il était monstrueux : plus de 4  kilos. Il a eu un souci à la naissance, il est parti et revenu 45 minutes plus tard. Quand on me l'a posé dessus, je lui ai dit "bonjour mon amour c'est maman" il a ouvert grand ses yeux et il les a plantés dans les miens, je suis restée  suffoquée.  Je l'ai allaité 3 mois. Il nous a fait chier des mois avant de faire ses nuits, contrarement à son frère qui les a fait à 5 semaines. Il a fait toutes les conneries du monde et il continue. Il a un mode d'emploi simple : on l'engueule, il pleure, et il nous (son père aussi) fait craquer. Il emmerde son frère, on engueule le grand. Ca, c'est la place du cadet. Il est "le bébé" plus longtemps que l'ainé. Une fois il nous a fait une bêtise. Il s'est fait engueuler copieusement. Il a pris une feuille, écrit dessus soigneusement "pour papa et maman" et à l'intérieur, "désolé, Baptiste". Mon coeur s'est gonflé si fort que j'ai cru qu'il allait éclater. Les rapports avec lui sont directs et simples.

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J'en déduis que mon fils ainé me ressemble trop pour que j'arrive à communiquer facilement. Le petit est plus facile d'accès. Mais étonnamment, en société, c'est Raphi qui brille: les gens l'aiment de suite, il est ouvert, souriant, curieux, et il aime les autres. Baptiste est timide, renfermé, mal à l'aise.

Alors, non on n'aime pas plus un de ses enfants, mais l'un ou l'autre est plus proche de notre personnalité ou de nos penchants. J'ai le sentiment confus que Baptiste sera celui qui nous donnera du fil à retordre.. Le fameux enfant prodigue.. Alors? Comment faire?

Aujourd'hui je fais attention à ne pas faire de différence, voire à favoriser légèrement l'ainé (le petit ne s'en offusque pas, l'inverse est impensable). J'espère que je saurai toujours garder la tête froide quand Raph sera plus grand et peut être encore plus têtu. Ou alors, et c'est pas impossible, il se rapprochera de moi, et nos relations seront plus simples.

C'est compliqué les enfants, mais je ne regrette pas d'en avoir eu deux, c'est deux fois plus de bonheur (et d'emmerdements aussi...)

Allez salut, les chatons.

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