28.10.2011

C'est quoi le problème...

 

Avec Londres?

 

- Il n'y pleut jamais, ou presque.

- Dans les parcs, y a des écureuils pas sauvages, on peut presque leur faire des bisous.

- quand on est chanceux, pas comme moi, mais comme mon amoureux ou ma bourrique de petite soeur (de coeur) on croise le prince Charles ou Camilla.

- Dans Carnaby street, les Converse enfant sont à £40, à Toulouse, les mêmes sont à 85 euros (et y a pas de Carnaby Street).

- le début de Regent Street, côté Piccadilly, est si beau qu'on peut à tout moment en tomber à la renverse et se rappeler qu'on est au pays du rosbif, pourtant.

- les gens sont si mignons qu'ils vous appellent darling quand vous leur demandez des serviettes en papier, ou viennent à la rescousse, quand, plantés comme des poteaux devant le plan du métro, vous tergiversez quant à la bonne direction ("may I help?" qu'ils disent, et on a juste envie de les embrasser).

- la ville est si animée, si jeune et si traditionnelle en même temps, qu'on se croirait hors du temps quand on passe de Westminster Abbey à Camden Market.

- la reine, le métro, l'ambiance, les chevaux, les gardes aux bonnets en poil d'ours, la relève de la garde, mind the gap, ouch, tout ça........

 

Ben, y a pas de problème, avec Londres.

C'est juste la plus belle ville du monde, c'est tout.

 

Billet spécialement à l'attention de ma bourrique, Lisa, Stépa, et Danielle. On se comprend, hein, les filles?

12.10.2011

La couleur des sentiments

 Salut, les gens !

 

J'ai un de ces mal au ventre ce matin ! Bon mais c'est vrai que ça n'a rien à voir.

Je me souviens avoir mentionné un bouquin que grâce à Chou, j'avais lu et adoré.

Alors aujourd'hui l'heure a sonné (it's time !!!!!), accroche toi je te RACONTE (sois pas chagrin, je te raconte pas TOUT, mais seulement l'essentiel pour que tu salives tel un teckel devant sa Carla, ou un Sarko devant un nonos, enfin bon).

Ce livre c'est "la couleur des sentiments", de Kathryn Stockett (le SEUL problème de ce bouquin c'est le nom de l'auteur, avec des Y et des K, des H et tout, un régal pour un mot compte triple, mais chiant à écrire sans vérifier.)

Look, je te mets zune illustration particulièrement appropriée: (hahahaha que je suis drôle !)

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C'est tout p'tit ("c'est tout p'tit ici, c'est moche" ! Un bisou sur les fesses de celui qui retrouve le film d'où est tirée cette citration) mais ça suffit pour constater que :

1) y a deux dames noires en tablier et que rien qu'aux godasses on peut imaginer que c'est les 60's.

2) y a un petit n'enfant blanc et blond dont s'occupent les dames, qui sont donc au service de familles blanches.

3) le titre fait fortement penser à des histoires de couleur de peau même si, avouons le, la traduction du titre original "the help" est franchement cucul. Bon.

Alors Hector? Ben c'est simple : les Zétazes dans les années 60, Jackson, Mississippi (j'adore dire ce mot, Mississippi), la ségrégation, les bonnes au service de familles blanches, élevant leurs enfants avec amour et congédiées sans autre forme de procès.

Et puis, une jeune femme blanche un peu lasse de ses copines, en tout cas un peu plus consciente des injustices, qui décide avec deux bonnes noires, d'écrire les témoignages de leur vie au services des "blanches"

Bon ça pourrait larmoyer. Ca pourrait être cliché à mort. Ca pourrait être rasoir.

Pas un seul instant. Que de l'humour, de la tendresse, pas de clichés (ou vraiment très peu) : les bonnes peuvent avoir un caractère de cochon et ne pas se laisser faire, être insolentes ou revanchardes (voir Minny qui supporte vaillamment les gnons et les gosses que lui fait son mari), les blanches, à la fois racistes et pleines de reconnaissance pour leurs bonnes (pas toutes, il en faut au moins une odieuse), ou tellement "modernes" qu'elles essaient d'être "amies" avec leur bonne (voir Celia, la Marilyne du Sud, gentille, trop décolletée et pas assez raciste).

J'ai juste adoré. C'est un bouquin que tu gardes à l'intérieur quelques temps après l'avoir fini. Aibileen et son fils unique mort, et l'amour qu'elle porte aux petits qu'elle élève, Skeeter qui se trouve si moche et qui est pourtant si belle, Minny qui crie sur tout le monde mais qui aime quand même etc. Ca fait un peu sentimentalo-gnangnan comme je le dis mais crois moi, Benoit, tu perdras pas tes 23 euros, et en plus le film sort dans quelques jours et même s'il n'est que moyen j'ai envie de retrouver ces personnages.

On retrouve l'ambiance de cette époque, la ségrégation qui semble normale, comme dans ce film que je fais étudier à mes élèves, Mississippi burning : l'obscurantisme des gens du sud, leur fierté, leur racisme ou leur ouverture d'esprit.

Bref, si le film vaut le coup, pourquoi pas le travailler en classe?

En attendant, bande de coquinous, filez l'acheter ! Et vous m'en direz des nouvelles...

 

Bisous je vais prendre un Spasfon.